Santé
Tous nos reproducteurs sont :
Sains par ADN pour la HCM1, la PKDef et la SMA
Négatifs par échographie annuelle pour la HMC et la PKD
Testés par radiographie pour la HD et la luxation patellaire
Identifié génétiquement et ont leur groupage sanguin
HCM ou CMH : Myocardiopathie hypertrophique
Épaississement anormal du muscle cardiaque, en particulier au niveau du ventricule gauche, réduisant ainsi le volume de la chambre ventriculaire. La capacité du cœur à se remplir est réduite, tout comme sa capacité de contraction et de relâchement.
La maladie apparaît entre 4 mois et 15 ans.
La HCM peut être découverte fortuitement lors d’un examen clinique de routine, par l’audition d’un souffle cardiaque ou d’un bruit de galop.
Les symptômes sont : souffle cardiaque, arythmies cardiaques, difficultés respiratoires, intolérance à l'exercice, fatigabilité.
Elle est souvent muette cliniquement et peut se traduire par une paralysie ou une mort subite par thrombembolie.
L’origine de la maladie peut être congénitale, héréditaire ou bien acquise (une conséquence d’une autre maladie par exemple).
Chez le chat, le diagnostic de HCM peut être établi dans la plupart des cas par un examen échocardiographique, réalisé par un vétérinaire spécialisé en cardiologie.
Cette maladie se traite mais ne se guérit pas.
C'est pourquoi nous vous recommandons de faire pratiquer une échographie cardiaque à votre chat tous les ans à partir de ses 1 an.
SMA: Atrophie Musculaire Spinale
Dégénérescence des neurones qui commandent les muscles du corps et des membres.
Les symptômes sont : faiblesse musculaire, difficultés pour marcher et pour sauter.
La maladie peut apparaître dès 3 mois.
PKD : Polykystose rénale
Il s'agit d'une maladie rénale héréditaire touchant principalement le Persan, qui se traduit par l'envahissement progressif du rein des chats atteints par des kystes remplis de liquide. Le nombre et la taille de ces kystes augmentent avec l'âge du chat et lorsque le tissu rénal n'est plus suffisamment présent pour assurer les fonctions d'épuration du rein, il se développe une insuffisance rénale chronique. Les symptômes sont : consommation excessive d’eau, volume excessif d’urine, perte de poids, vomissements, léthargie, insuffisance rénale chronique et irréversible jusqu’au décès de l’animal.
Aussi la date d'apparition des symptômes d'insuffisance rénale peut être très variable, allant en moyenne de 2 à 10 ans.
Il n'existe pas de traitement spécifique de la PKD.
C'est pourquoi nous vous recommandons de faire pratiquer une échographie rénale a votre chat tous les ans à partir de ses 1 an même si cette maladie n'atteint que très rarement les Maine Coon.
PKDef : Déficience en pyruvate kinase
Absence de l’enzyme pyruvate kinase entraînant une destruction précoce des globules rouges et menant à une anémie plus ou moins grave selon les individus.
C'est une maladie génétique dérivant d'une mutation du gène codant pour la PK sur les chromosomes du chat. C'est une mutation autosomale, donc non liée au sexe, et récessive ce qui signifie que pour être atteint par la maladie, le chat doit avoir à la fois l'allèle muté transmis par son père et l'allèle muté transmis par sa mère, donc être homozygote pour l’allèle muté.
Les symptômes sont :Léthargie, diarrhée, muqueuses pales, perte d’appétit, perte de poids, jaunisse et trouble du comportement alimentaire.
Cette anémie peut être plus ou moins grave, la durée de vie des chats atteints variant de un à treize ans car cette anémie est ré-générative et peut donc apparaître de façon intermittente, avec des rémissions dans la maladie.
La dysplasie des hanches (HD)
La dysplasie de la hanche (DH) touche principalement les races lourdes (en particulier le Maine Coon), mais est également décrite dans de nombreuses autres races (Persan, Birman, Chartreux, Siamois, Devon Rex, etc…). L’affection est parfois associée à une luxation de la rotule. Chez le Chat, les premières descriptions de l’affection datent des années 1980-1990. La dysplasie de la hanche (DH) résulte d’une laxité excessive de l’articulation coxofémorale chez l’animal jeune, ce qui entraîne des modifications plus ou moins marquées et plus ou moins précoces de l’acétabulum et de la tête fémorale (photos 1 et 2). Une subluxation d’importance variable s’accompagne à plus ou moins long terme du développement d’un processus arthrosique.
Symptômes : Il est bien connu chez le Chat, même arthrosique, que ce dernier manifeste peu ses problèmes articulaires au plan locomoteur. Sauf lors de lésions sévères accompagnées d’une arthrose avancée, on observe essentiellement une modification de comportement : l’animal se déplace moins, de manière plus précautionneuse, ne saute plus sur les objets en hauteur, ne joue plus avec ses jouets favoris et peut avoir du mal à monter les escaliers. Des mictions ou des défécations hors de la caisse peuvent être observées (en relation avec des difficultés d’accès ou de positionnement). On observe parfois une réaction d’agressivité inhabituelle lors du brossage, de certaines caresses appuyées, ou lorsqu’on veut prendre le chat dans les bras.
Dépistage : par radiographie puis interprétation soit par un vétérinaire spécialisé, soit en envoyant les résultats à Pawpeds pour interprétation (les vétérinaire Pawpeds sont spécialisés dans la lecture de radio HD et sont basés en Suède). La classification se présente en 4 stades : stade A = hanches normales ; Stade B = dysplasie légère ; Stade C = dysplasie moyenne ; Stade D = dysplasie sévère.
Traitement : pour les cas les plus graves la chirurgie peut être envisagée.
La luxation patellaire (patella)
Nous parlons de luxation patellaire lorsque la rotule sort de son axe à la flexion/extension du genou. Cela peut être dû à un tendon trop long ou trop lâche, une trochlée du fémur (la gouttière où coulisse la rotule) n’est pas assez profonde, une rotule trop large ou une position anormale du quadriceps. La luxation patellaire est encore très connue, nous n’avons pas encore d’études qui montrent avec certitude qu’elle est génétique, elle serait plutôt congénitale ou traumatique. Seules les années de dépistage nous permettra de savoir qu’elles sont les causes réelles.
Symptômes : boiterie, appréhension à sauter, maladresse, verrouillage de l’articulation et parfois même artgrose.
Dépistage : une radiographie que tous les vétérinaires peuvent interpréter. Il y a 4 degrés de luxation.
Traitement : les grades 1 et 2 se traitent sans chirurgie avec du repos et un anti-inflammatoire. A partir du stade 2 jusqu’à 4 on envisage en général une chirurgie très tôt suivie d’une mise au repos 6 à 8 semaines.